
Après un an et demi de test, Google lance Google Health, un dossier médical personnel en ligne destiné à centraliser l'ensemble des informations relatives à la santé de l'internaute. Celui-ci est invité à détailler son profil médical, réunir les prescriptions émises par des médecins ou rassembler les résultats de ses analyses, de façon à pouvoir y accéder en tout temps, et à pouvoir les transmettre aisément aux professionnels de la santé de son choix. Google Health intègre par ailleurs une base de données de documents relatifs aux maladies les plus courantes, et propose un service d'annuaire spécialisé, permettant de localiser rapidement médecins, cliniques ou pharmacies.
Google indique avoir déjà développé des accords avec certains centres médicaux, pharmacies ou laboratoires aux Etats-Unis.
Quelques fonctionnalités, comme la possibilité de planifier des alertes pour la prise de ses médicaments, ou la détection de conflits entre différentes prescriptions, enrichissent le service.
Il s'agit d'une réponse à Microsoft HealthVault lancé en Octobre 2007.
Les deux géants pourraient bien au final s'avérer complémentaires, note Andrew Rocklin, de Diamond Management & Technology Consultants: Google s'adresse aux particuliers alors que Microsoft veut d'abord aider les professionnels à mettre leurs données sous forme électronique.
Ce créneau est porteur: plus de la moitié des adultes américains cherchent régulièrement des informations de santé sur internet. Mais selon le New York Times, seuls 20% des patients américains ont des dossiers informatisés, détenus par des médecins ou des assureurs, difficiles à récupérer.
La mise en place de ces dossiers numérisés intéresse aussi la France, où un projet similaire, mais piloté par le gouvernement, a pris du retard, devant les difficultés techniques. L'objectif est de créer un outil informatique centralisant toutes les informations médicales de chaque assuré social.
Le problème majeur reste l'inquiétude face à la sécurité de ces données sensibles et personnelles. Google et Microsoft affirment qu'ils ne laisseront aucune tierce partie accéder aux données sans consentement explicite du patient. Les associations de défense de la vie privée ont déjà identifié de nombreux risques.
A suivre...