Un sondage mené, par Retrevo, avant la présentation (en grandes pompes) de l’I-Pad a montré que 26 % des personnes interrogées ne voulaient pas acheter la nouvelle tablette Apple, ils sont maintenant 52 %. Le site de e-commerce a réalisé deux sondages auprès du même échantillon de 1000 consommateurs : un avant et un après l’annonce officielle.

Selon certains analystes, avec l’iPad, il n’y a pas de rupture technologique majeure, contrairement à iPhone à l’époque de sa sortie. De là à dire qu’Apple a échoué dans son positionnement produit il n’y a qu’un pas. L’i-Pad ne serait-il pas une n-ième déclinaison marketing ?

Il semblerait qu’Apple ne vise pas à réitérer la success story iPhone tout simplement parce que son utilisation est hybride et pousse le consommateur à avoir un nouvel usage… "Avec l'iPad, Apple s'attaque à un marché dont aucun constructeur PC n'a réussi a tirer profit. A vrai dire, il n'est même pas certain qu'un tel marché existe, tant la place entre un smartphone et un ordinateur portable diminue de jour en jour" explique Julien Theys, analyste pour Screen Digest. "L'iPad n'est pas en soi un appareil révolutionnaire. Ce qui est important, c'est plus la confirmation qu'Apple ne fait que commencer avec son OS mobile. L'accent est aujourd'hui sur la facilité de consommer une grande variété de contenu, avec un prix d'appel raisonnable". Il précise également que les grands gagnants sont les deux gammes en croissance d’Apple (ses ordinateurs (iMac etc.) et ses iPhone/iPod Touch) qui bénéficieront des retombées positives de l’iPad notamment en termes d’image.

Une autre étude de GFK montre quant à elle que 73 % des internautes se disent prêt à acheter l’iPad (96 % pour ceux qui possèdent déjà des produits Apple) ! Toujours selon cette étude, seuls 27 % ne souhaitent certainement pas acheter l’iPad… GFK prévoit entre 400 000 et 450 000 tablettes vendues en France en 2010 et annonce un marché de 4 millions d’iPad vendues au niveau mondial.