
Les réseaux sociaux victimes de leur succès ?
Car le grand débat autour des réseaux sociaux reste celui de la protection des données fournies par les membres. Avec 250 millions de membres, Facebook constitue une base de données importante et attractive pour les hackers, en témoigne le piratage récent de Twitter dont nous vous avions déjà parlé. Or selon la société Sophos, éditrice de solution de sécurité, les réseaux sociaux ne sont pas armés face aux menaces de la cybercriminalité.
Le succès grandissant de Twitter est également sujet à controverses. Et nombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’utilité de Twitter. En effet selon une étude publiée le 12 août dernier, 40% des tweets publiés le sont pour ne rien dire. L’étude les classe dans la catégorie « bavardages futiles » à laquelle s’ajoute près de 10% de tweets d’auto-promo ou de spam. Seule la moitié des tweets mériteraient donc de l’être.
Un article, publié sur Techcrunch, postule qu’un tweet est soit futile soit trop court et conclut qu’aucune conversation n’est donc réellement possible sur Twitter.
Il convient également de souligner la redondance qui peut exister entre les réseaux sociaux dont l’utilisation peut souvent faire double emploi. Un tweet ne serait-il pas un statut facebook ?
Le succès de réseaux comme Facebook attire les entreprises à la fois pour la publication de leurs publicités mais également par l’importance de la base de données que représente Facebook.
Le 25 juillet dernier, Bill Gates a annoncé qu’il allait fermer son profil Facebook car il ne parvenait plus à gérer les friend request (ou demande d’ajout à son réseau) qui lui étaient adressées par milliers. Il reconnait en effet que « les outils technologiques peuvent nous faire perdre notre temps si l’on ne fait pas attention ». Ce changement d’opinion, s’il peut sembler anodin, sonne le glas selon certains de la « fièvre Facebook » et plus généralement de l’omniprésence des réseaux sociaux.
Bill Gates a par ailleurs annoncé qu’il allait se consacrer à un autre des réseaux sociaux auquel il est inscrit : Linked In.
Quand les réseaux sociaux se professionnalisent
En effet les réseaux sociaux professionnels ont le vent en poupe. Et dans le domaine, LinkedIn consolide son leadership avec près de 45 millions de membres dont près de 11 millions en Europe où restent très présents d’autres réseaux sociaux professionnels comme Viadéo ou Xing. Mais les grands quotidiens économiques vont peut-être jeter un pavé dans la marre puisque certains d’entre eux auraient prévu de lancer des fonctions communautaires à destination de leur lectorat à la recherche d’informations professionnelles.
Les entreprises se mettent à jouer la carte des réseaux sociaux. Certaines sociétés comme Bluekiwi ou TeamShaker proposent des réseaux sociaux dédiés au monde l’entreprise. Apparait également au sein des entreprises la figure du Community Manager chargé de promouvoir la marque au sein des différents réseaux sociaux présents sur le web.
In real life : quand les réseaux sociaux prennent vie.
Les réseaux sociaux ne se suffisent pas à eux-mêmes et leurs utilisateurs multiplient les intiatives INR (In Real Life). Des Twestival vont ainsi être organisé en automne. Leur objectif est de rassembler IRL une communauté de Tweeeple (utilisateurs de Twitter) pour des œuvres caritatives mais également car cela permet à chacun de rencontrer ses followers et following. Certaines sociétés, à l'instar de Dreamshake, ont compris que le retour au réel était une des tendances récentes du web 2.0 et proposent une synthèse des genres en organisant des rencontres réelles (ici des Dream Apéros) pour les utilisateurs des plateformes en ligne.